03.09.09
L’incohérence des désirs des femmes
Le 8 mars 2009 dernier, lors de la journée internationale de la femme, la Presse nous révélait les résultats d’un sondage auprès des femmes effectué par la firme Segma (voir image ci-jointe). Les résultats sont très révélateurs : les femmes veulent le beurre et l’argent du beurre.
Je voudrais porter à votre attention deux points saillants :
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À la question demandant quelle est la lutte la plus importante qu’il reste à engager pour la cause des femmes du Québec, la réponse la plus prisée est l’équité salariale (les organisations féministes ont bien réussi leur propagande mensongère) : 39% des répondantes ont choisi ce point.
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45% des femmes ont répondu que si elles en avaient le choix, elles travailleraient moins et uniquement 6% ont dit qu’elles voudraient travailler plus.
Je rappelle un fait qui est bien souvent ignoré du discours féministe : une TRÈS large part du déséquilibre entre le revenu des hommes et des femmes est attribuable au fait que les femmes travaillent moins d’heures que les hommes.
Le seul moyen pour qu’il puisse y avoir équité salariale (si on considère la principale statistique lancée par les mouvements féministes, soit le revenu annuel) serait donc que les femmes travaillent plus. Or, selon ce sondage, celles-ci, non seulement ne veulent pas travailler plus, mais sont très nombreuses à vouloir diminuer leurs heures de travail !
Il faudrait qu’elles se branchent…
09.14.08
Une analyse juste de l’équité salariale
La question de l’équité salariale entre les hommes et les femmes est récurrente dans les débats sociaux du Québec. Selon plusieurs, les femmes seraient discriminées sur le marché du travail, car paraît-il, leur revenu annuel moyen ne représente que le deux tiers de celui des hommes. Claude Picher, dans une chronique parue le 13 septembre 2008 dans la Presse, fait une analyse sommaire de la situation, jugeant qu’il y a encore une iniquité, mais qu’un lent rattrapage est en cours (le ratio du revenu annuel moyen des femmes par rapport aux hommes étant passé de 60% en 1996 à 66% en 2006). Aux yeux des profanes, la situation demeure scandaleuse : les femmes ont un revenu annuel moyen inférieur à celui des hommes! Néanmoins, selon Picher, le rattrapage devrait se poursuivre, car les nouvelles cohortes de femmes sont de plus en plus éduquées, surtout comparativement à leurs congénères masculins.
La principale erreur présente dans ce genre d’analyse est l’utilisation d’un indicateur qui ne reflète pas bien la réalité. Le revenu annuel est directement lié au temps consacré au travail. Or, celui-ci est beaucoup plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Malgré une hausse de leur niveau d’activité par rapport à jadis, des réalités, notamment biologiques (maternité), font en sorte que les femmes ne pourront jamais travailler autant que les hommes. Elles sont également plus nombreuses à travailler à temps partiel ou à être parent au foyer. Ainsi, dans les faits, il est vrai que les femmes ne gagnent que 66% du salaire ANNUEL des hommes, MAIS les femmes travaillent en moyenne 3,1h par jour contre 4,7h pour les hommes, soit le 2/3 du temps de travail (source : Enquête sociale générale sur l’emploi du temps de Statistique Canada)! Ainsi, en ajustant le revenu annuel en fonction du temps consacré au travail, nous constatons que le rattrapage est terminé : le salaire horaire des hommes et des femmes est le même. Certes, certains diront qu’il est « injuste » que les femmes ne puissent pas consacrer autant de temps aux activités professionnelles que les hommes. Par contre, il s’agit là d’un autre débat qu’il ne faut pas confondre avec celui de l’équité salariale : celui du partage des tâches dans un ménage.
Suite à ce constat, l’analyse de Claude Picher ne tient plus : peu importe la scolarité des femmes, le revenu annuel ne rattrapera pas celui des hommes de cette façon. Pour y parvenir, il faudrait faire en sorte que le taux d’activité des femmes augmente radicalement. Or, la réalité biologique fait en sorte que ce sont les femmes qui accouchent et qui allaitent. Il serait donc difficile d’envisager à court terme une « équité » à ce chapitre. Là où il pourrait y avoir amélioration, c’est dans le partage des tâches. Cependant, les efforts ne semblent pas être mis à ce niveau, car le discours féministe est encore et toujours axé sur l’iniquité salariale, même si les données nettes prouvent que cette inégalité n’existe plus.
Bref, pour savoir s’il y a encore de la discrimination faite envers les femmes au niveau salarial, il faut regarder le salaire HORAIRE pour un MÊME emploi, mais il serait étonnant que les féministes montrent ces chiffres, car cela contredirait tout ce qu’elles essaient de faire gober à la population.
08.17.08
L’« exode » des Québécois en chiffres : qu’en est-il réellement?
Texte publié dans le journal Le Droit le 9 septembre 2008 en page 17
Il n’est pas rare de lire ou d’entendre dans les médias, par le biais des nouvelles, des éditoriaux ou des lettres ouvertes, que le Québec serait une terre d’exode, que la province perd massivement ses gens et ses diplômés. Sans nommer toutes les fois où il en a été question, rappelons seulement qu’à en croire certains, le rêve d’une grande partie de la population serait de quitter la province. Pour appuyer leurs dires, des chiffres bruts sont amenés, sans toutefois prendre le soin de nuancer et de comparer avec les autres provinces. Dans ce texte, j’aimerais rétablir les faits, car la situation est loin d’être aussi alarmante qu’on pourrait le croire : la réalité, c’est que le Québec est la province où il y a le moins de départs au prorata de sa population.
À partir des chiffres fournis par Statistique Canada, il est possible d’avoir, pour chaque année et chaque province, une estimation du nombre d’émigrants (les personnes quittant une province pour un autre pays) et le nombre de sortants interprovinciaux (les personnes quittant une province pour s’installer dans une autre). En faisant la somme de ces deux composantes, nous savons qu’il y a en moyenne 40 000 personnes par années qui quittent le Québec depuis 10 ans. Les chiffres peuvent paraître alarmants au premier regard, car il s’agit d’un nombre équivalent aux immigrants qui sont accueillis chaque année dans la province.
Précisons d’abord une chose : la mesure comparative des départs de la province doit être en fonction de la population à risque, car il est bien évident qu’il y a plus de personnes qui quittent le Québec (qui compte 7,7 millions d’habitants) qu’il y en a qui quittent l’Île-du-Prince-Édouard (qui compte 130 000 habitants). Premièrement, relativisons les chiffres! Ces départs correspondent à un taux annuel moyen de 5,2‰, c’est-à-dire que pour chaque tranche de 1000 Québécois, 5 personnes quitteront la province par année. Encore alarmant diront certains, mais qu’en est-il ailleurs? En Alberta, le taux de départ annuel moyen est de 18,1‰, pour la même période. En Colombie-Britannique, c’est 14,6‰. En fait, le taux de départ du Québec est le plus faible parmi les 10 provinces canadiennes, tout juste devant l’Ontario qui a un taux de 7,2‰.
Parlons maintenant du fameux « exode » des diplômés. Qu’en est-il réellement? Les données du recensement de 2006 permettent de voir, parmi les Canadiens âgés entre 25 et 64 ans qui ont fait des études postsecondaires, la province de résidence actuelle en fonction de la province où les études ont été effectuées. Ainsi, parmi ceux qui ont fait leurs études postsecondaires au Québec, 94% vivaient toujours au Québec en 2006, ce qui veut dire que 6% ont déménagé ailleurs au Canada après avoir obtenu leur diplôme. C’est beaucoup direz-vous? Pourtant, parmi les dix provinces canadiennes, le Québec est de loin celle qui présente le meilleur bilan : l’Alberta n’a conservé que 84% de ses diplômés, la Colombie-Britannique, 90% et l’Ontario, 91%. Dans les provinces maritimes, ces pourcentages sont inférieurs à 75%.
Concluons finalement sur une nuance. Dans les deux points précédents, il n’a été question que des sortants et non des entrants (c’est pour cette raison que l’Alberta fait piètre figure, car bien qu’il y ait beaucoup de gens qui quittent cette province, un nombre beaucoup plus grand s’y installent). Or, c’est à ce niveau que le Québec fait moins bien que les autres provinces. Cependant, il faut bien comprendre que le fait de ne pas attirer beaucoup de Canadiens anglais (la raison du solde migratoire interprovincial négatif) est un tout autre débat que le prétendu exode des Québécois. Il est vrai que peu de Canadiens viennent s’installer au Québec, mais en revanche, peu de personnes quittent le Québec et un très grand nombre d’immigrants sont accueillis. Somme toute, ce qui compte démographiquement parlant, c’est le solde migratoire net de la province (la somme des entrants internationaux et interprovinciaux moins les sortants). Au Québec, ce solde migratoire net est largement positif depuis plus de 20 ans. Dans les dernières années, il était d’environ 30 000, c’est-à-dire que chaque année, le Québec gagne 30 000 habitants par le biais des migrations. Cela correspond à un solde net supérieur à celui de la France ou des États-Unis au prorata de la population. En prenant en compte les 10 dernières années, dans l’ensemble du Canada, le Québec se classe au 4e rang à ce niveau, derrière l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique. En considérant une vue d’ensemble et en relativisant, nous voyons que nous sommes néanmoins loin du désastre!
02.28.08
Repenser nos besoins en matière d’immigration
Texte paru dans le Devoir du lundi 28 janvier 2008 (p. A-6 ou sur le web: http://www.ledevoir.com/2008/01/28/173619.html) et en version courte, dans le Soleil du mardi 5 février 2008 (p. 11)
La ministre Yolande James a annoncé, à l’automne dernier, l’augmentation des seuils d’immigration de 45 000 à 55 000 individus d’ici 2010. À la suite de la récente sortie publique du démographe Marc Termote sur la situation du français au Québec, le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, dont la position de base était déjà contre cette hausse, réclame un nouveau débat sur la question, car, affirme-t-il, la décision «a été prise sur une base mensongère et grâce à des cachotteries».
Ce débat mérite en effet d’être relancé, car, non seulement, comme le prétend le chef de l’ADQ, certains éléments peuvent ne pas avoir été pris en considération lors de la décision, mais, par-dessus tout, elle repose sur une vision très simpliste de la réalité.
Dans l’allocution du 11 octobre de la ministre James, nous pouvons lire, à titre d’argument dominant pour justifier la hausse de l’immigration, que «les besoins des régions du Québec sont concrets et pressants. D’ici trois ans, c’est par exemple 35 000 postes qui seront à pourvoir dans Chaudière-Appalaches, 62 000 dans la Capitale-Nationale, 23 000 en Mauricie, 18 000 dans le Bas-Saint-Laurent, 9500 en Abitibi-Témiscamingue. Plus de 680 000 dans tout le Québec!»
Cette méthode d’analyse n’est certainement pas appropriée pour la mesure des besoins réels du Québec en matière d’immigration. À cette fin, il faut mesurer l’impact potentiel là où il aura lieu. Dans le cas de l’immigration, l’impact se fait essentiellement sentir à Montréal: près de 75 % des immigrants s’installent sur l’île de Montréal et plus de 80 % dans la région métropolitaine. La véritable question à poser est donc: est-ce que Montréal a besoin de plus d’immigrants?
Prenons l’exemple d’une des régions du Québec nommées dans cette allocution, soit le Bas-Saint-Laurent. De quelle manière une hausse de l’immigration pourrait-elle régler les problèmes mentionnés? Peu importe le nombre d’immigrants accueillis au Québec, cette région aura le même manque de main-d’oeuvre. Parmi les immigrants arrivés en 2005-06, il n’y en a que 0,2 % qui se sont installés dans cette région (à peine quelques dizaines!).
Coup d’épée dans l’eau
Ainsi, en supposant que les nouveaux immigrants accueillis adoptent les mêmes comportements que ceux des dernières années, même une augmentation des niveaux d’immigration à plus de 500 000 par année (le double du niveau accueilli pour l’ensemble du Canada!) ne suffirait pas pour combler les besoins de cette région, et il en va de même pour les autres.
À moins d’une politique efficace de régionalisation de l’immigration, chose qui n’a jamais réellement donné de résultats concrets et qui, selon toute vraisemblance, est peu susceptible d’en donner dans le futur, il est tout à fait inutile d’augmenter les niveaux d’immigration pour combler les besoins des régions essentiellement rurales! Ce constat s’observe partout sur la planète: les immigrants internationaux s’installent principalement dans les grandes métropoles. Il serait extrêmement prétentieux de penser pouvoir faire autrement au Québec.
Revenons donc à la véritable question à se poser en ce qui concerne les besoins en matière d’immigration: Montréal a-t-elle besoin de plus d’immigrants? Laissons parler les chiffres. La région métropolitaine de Montréal bénéficie grandement de la majorité des échanges migratoires interrégionaux, vidant peu à peu d’autres régions. Ainsi, bien qu’un déclin de la population soit à prévoir pour l’ensemble du Québec, le scénario de référence des dernières projections de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) prévoit une hausse soutenue et sans interruption de la population de la région métropolitaine de Montréal.
Les jeunes des régions sont déjà attirés par la métropole et à ceux-ci s’ajoute la très grande majorité des immigrants internationaux. Le manque global de main-d’oeuvre n’est donc pas à Montréal. Au sein de la région de Montréal, c’est essentiellement l’île qui bénéficie de l’immigration internationale. Or, en décembre 2007, le taux de chômage de l’île était de 8,5 %, alors qu’il n’est que de 7 % pour l’ensemble du Québec!
Comment s’en tirent les immigrants? Selon les dernières compilations de l’ISQ, plus de 10 % des immigrants sont au chômage… la preuve que le bassin de main-d’oeuvre potentielle est là et n’a pas à être renforcé! Dans certains secteurs de l’économie, il peut en effet y avoir des besoins conjoncturels, mais ce n’est pas en augmentant les niveaux d’immigration que ceux-ci peuvent être comblés, mais plutôt en faisant une meilleure sélection des immigrants ou en faisant la promotion de ces métiers auprès de la population locale.
La peur du déclin
La peur du déclin de la population est nettement présente dans l’imaginaire collectif des Québécois. Cette peur est utilisée par certains politiciens pour faire croire à la population qu’une hausse radicale de l’immigration est essentielle dès maintenant afin d’éviter ce phénomène. Or, les analyses démographiques montrent le contraire. À ce sujet, j’ai soumis un document lors de la Consultation publique sur les niveaux d’immigration. Il s’agit, à quelques détails près, des résultats de mon mémoire de maîtrise. Au moyen de projection utilisant la migration de remplacement, j’ai calculé les besoins futurs en immigration en fonction des niveaux pris dans les prochaines années.
Contrairement aux croyances de plusieurs, plus le Québec accueillera d’immigrants au cours des prochaines années, plus il lui en faudra par la suite afin d’éviter le déclin de la population. Si le Québec accueille 40 000 immigrants à partir de maintenant et conserve ce nombre jusqu’à ce qu’il ne soit plus suffisant pour éviter le déclin de la population (soit d’ici une trentaine d’années), il faudrait augmenter graduellement le niveau pour atteindre une moyenne annuelle d’environ 57 000 à partir de 2050. Le déclin serait alors évité et les effectifs se maintiendraient.
Cependant, si le Québec accueille 60 000 immigrants dès maintenant, il faudrait alors augmenter le niveau à plus de 66 000 immigrants dans le futur. Une hausse de l’immigration dès maintenant ne contribuera donc pas à éviter le déclin futur de la population. Dans les faits, elle ferait augmenter le nombre d’individus à remplacer, d’où la relation entre la hausse des niveaux actuels d’immigration et la hausse des besoins futurs. Cela peut paraître contre-intuitif, mais, de manière objective, par l’utilisation de la migration de remplacement, il est prouvé qu’une hausse trop rapide de l’immigration nuirait plus qu’autrement à la lutte contre le déclin de la population.
Un grand tabou subsiste lorsque l’on parle des niveaux d’immigration. La peur de se faire traiter de «raciste» ou «xénophobe» est grande. Même si cela était injustifié, Mario Dumont l’a appris à ses dépens lorsqu’il a émis le souhait de ne pas hausser dès maintenant les niveaux d’immigration. Or, dans les faits, maintenir le niveau actuel (environ 45 000) signifie néanmoins accepter un très grand nombre d’immigrants: plus que ce qui a été observé depuis 50 ans au Québec et plus que les niveaux de nombreux pays occidentaux, dont les États-Unis et la France (au prorata de la population). Éliminons ce tabou et n’ayons pas peur de nous poser les vraies questions, comme un peuple mature devrait être en mesure de le faire.
02.26.06
En réponse à madame Louise Beaudoin – Un mauvais chemin
Ce texte a été écrit en réponse à Louise Beaudoin. Elle proposait notamment l’obligation d’alterner le sexe des premiers ministres et d’imposer des quotas minimaux (50%) de femmes parmi les députés. Il fut publié dans La Presse, le 26 février 2006 (p. A-11)
Madame Louise Beaudoin,
Après avoir lu votre texte paru samedi le 18 février 2006 (La Presse – Un long chemin), je n’ai pu m’empêcher de réfléchir un long moment à la portée de vos propos. Bien entendu, en tant qu’ardente féministe, vous dîtes défendre une cause noble, soit l’égalité entre les sexes dans le monde et je ne peux qu’être d’accord.
Mais il y a tout de même une limite à ne pas franchir. Réalisez-vous la teneur de ce que vous proposer? Vous souhaitez vraiment « imposer » une femme à la vie politique? Si la situation est comme vous l’avez décrite au Canada, êtes-vous certaines que c’est par discrimination envers les femmes? Oui, vous avez raison, 20% des élus de sexe féminin, ça semble peu. Mais avez-vous pensé que s’il en est ainsi, c’est peut-être simplement parce qu’il y a moins de femmes que d’hommes qui désirent devenir député, comme il y a moins de femmes que d’hommes qui écoutent le hockey ou aiment la bière. À partir de cette hypothèse dont vous ne dîtes mot, peut-on vraiment parler d’injustice? Vous vous contentez de réagir à un simple constat sans essayer de comprendre pourquoi il en est ainsi.
Malgré ça, vous proposez quand même de briser l’une des pierres angulaires de la démocratie, soit la liberté de choisir le candidat que la population veut vraiment, peu importe son sexe, son ethnie, sa religion, etc. C’est aberrant! Oui, il y a encore du chemin à faire pour l’égalité des sexes, mais de nos jours, ce n’est plus les femmes qui sont discriminées. La situation est inversée. Vous êtes vraiment déconnectée de la réalité si vous pensez le contraire et j’espère que le gros bon sens de la population rejettera votre idée de loi qui obligera la population à voter pour une femme.
En suivant votre logique, nous pourrions énumérer une nombre considérable de situations où les hommes sont grandement défavorisés. Tiens en voilà une : l’espérance de vie des hommes au Canada est de quatre ans inférieure à celle des femmes. Vite, offrons moins de soins de santé aux femmes pour qu’il y ait égalité! Ça doit vous semblez absurde, mais c’est là votre logique : plutôt que d’essayer de voir pourquoi les hommes vivent moins longtemps (par exemple, ils ont plus d’accidents, mangent moins bien, etc.), attaquons-nous directement au résultat pour que la situation semble statistiquement équitable!
Sérieusement, si vous tenez tant à aider la situation des femmes, allez là où il y a besoin, soit dans certains pays musulmans où les femmes, comme vous l’avez mentionné, sont parfois totalement absente de la vie politique. Au Québec, les femmes peuvent désormais atteindre leur plein potentiel d’épanouissement et les statistiques sociales le prouvent.

