08.06.08

Misandrie dans la Presse

Publié dans Canada, Misandrie, Santé tagged , , , , , , , , à 1:58 par G. l'Incorrect

Réaction sur l’article « Le VIH progresse chez les Canadiennes » paru dans La Presse, mardi 5 août 2008.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080805/CPACTUEL/80804238/7044/CPACTUALITES

Mardi 5 août 2008, on peut lire dans La Presse l’article intitulé « Le VIH progresse chez les Canadiennes », de la plume d’Ariane Lacoursière. En résumé, il y est question des « piètres » performances du Canada, car le VIH aurait « progressé » chez les femmes, car, paraît-il, les femmes ne constituaient que 11,3% des personnes infectées il y a 10 ans, alors qu’elles sont aujourd’hui 20,7%. Cet article est un exemple parfait de la propagande misandre véhiculée par les féministes vengeresses. Il est étonnant que La Presse sombre dans ce discours fallacieux.

Premièrement, l’article tente de tourner un fait qui désavantage nettement les hommes, pour victimiser encore une fois les femmes. Pensez-y bien : les femmes ne sont que 20,7% des personnes infectées par le VIH… c’est donc que 80% des victimes de la maladie sont des hommes! Pourquoi le titre ne serait-il pas « Les hommes sont encore quatre fois plus souvent infectés par le VIH que les femmes » ? Quelle est l’arrière-pensée de l’auteure? Pour elle, la situation idéale serait que 100% des victimes soient des hommes? N’est-ce pas là un cas typique de misandrie?

Cela nous amène au deuxième point : l’article ne parle aucunement de la progression de la maladie, contrairement à ce que laisse sous-entendre le titre. Si vraiment, le but était d’analyser l’évolution des infections chez les femmes, il faudrait comparer le taux d’incidence de la maladie (nombre de nouveaux cas de personnes malades divisé par la population concernée) il y a 10 ans par rapport au taux d’incidence aujourd’hui. Pourquoi mesurer l’évolution en comparaison avec les hommes, comme s’il y avait une compétition pour que l’un des sexes soit plus ou moins infecté que l’autre? Or, l’article ne mentionne aucunement l’évolution brute de la maladie : tout ce que l’on sait, c’est que parmi les personnes infectées, il y a maintenant 20,7% de femmes. Mais, supposons que le nombre de personnes infectées soit beaucoup plus faible qu’avant, cela signifierait qu’il y aurait eu une nette amélioration de la condition, tant pour les femmes que pour les hommes. L’article n’en dit pas un mot, on ignore l’évolution de l’incidence! C’est pourtant l’essentiel des objectifs de la lutte contre le VIH : que la prévalence soit le plus faible possible!

Quel manque de rigueur intellectuelle et scientifique!